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dimanche 10 avril 2011

Le secret du bonheur

Comme la vie est une éternelle routine! Parsemée de surprises et de toutes sortes d'obligations, on en vient à trouver la vie décevante et parfois ennuyeuse! On se demande alors quel est le secret du bonheur?

Le secret? Je pense qu'il commence par soi. Il faut savoir profiter du moment présent et de toutes les belles surprises de la vie qui s'offrent à nous pour être heureux!

Et quand on n'a pas de belles surprises dans notre vie, il faut se les faire. On le mérite bien et ça fait tellement du bien de faire quelque chose POUR soi. Profiter d'un bon livre, d'un bon disque, d'un délicieux dessert, du soleil ou de la visite d'une bonne amie, il faut prendre le temps de SE faire plaisir dans notre vie!

Penser à SOI pourrait sembler un geste égoïste mais quand on est heureux, cela provoque plutôt un sourire mérité qui s'accroche plus facilement à nos lèvres et qui est contagieux pour les autres. Et pourtant, un sourire ne coûte rien et il rend tout le monde heureux!

Le secret du bonheur commence donc par soi. Il faut ouvrir les yeux et apprécier le moment présent. Et si notre vie nous semble trop monotone, il faut provoquer des moments de petits bonheurs. On ne le fait pas juste pour soi, on le fait aussi pour les autres...


vendredi 1 avril 2011

Bébé#3 est né

Hé oui, c'est arrivé. J'ai enfin accouché!

Les dernières semaines d'attente m'ont parues longues et j'avais envie de rien surtout de rien faire. Juste regarder la télé, m'étendre avec une grosse couverte chaude sur le divan et attendre que le papa revienne du travail. De très longues journées quoi!

Mon horaire consistait à attendre que quelque chose se passe. Malgré mon désintérêt pour tout, j'ai quand même sorti ma pelle pour pelleter mais surtout pour essayer de provoquer les choses. Résultat? Aucun résultat... Même mon médecin s'est impatientée devant cette situation. Au dernier rendez-vous médical, elle m'a dit que si rien n'avait bougé d'ici le prochain vendredi, elle me donnait rendez-vous à son bureau pour provoquer le travail.

Ce matin-là, je n'ai pas eu besoin de me rendre à la clinique, mes eaux ont crevé avant, vers 8h30. On a donc plutôt pris la direction de l'hôpital! Habituée à des accouchements express, bébé #3 est né à 11h23 après seulement deux heures de travail. Et voilà, un autre garçon est venu agrandir notre petite famille. Je suis très fière de mon record! J'avais eu ma fille après 3h de travail et mon fils après 5 heures. Mon chum me dit à la blague que je suis faite pour avoir des enfants...

Projets futurs? On souhaiterait compléter la famille avec un quatrième bébé dans quelques années. Combien de temps durera le prochain accouchement? Faites vos prédictions.

mercredi 23 février 2011

Culture du sacrifice

Il y a quelques semaines, j'amenais mes enfants faire des achats. J'en ai donc profité pour leur expliquer ma façon de magasiner.

À tour de rôle, j'ai demandé à mon fils puis à ma fille : "Vois-tu ce beau pyjama? Est-ce que tu veux qu'on l'achète? Est-ce que tu penses que tu en as besoin? Ou préfères-tu qu'on achète un petit jouet à 1$?" Leurs pyjamas étaient déjà trop petits et je ne voulais pas trop investir dans des pyjamas qui deviendraient vite hors saison, alors j'en ai profité pour les laisser choisir. Bien entendu, ils ont choisi le petit jouet à 1$ alors j'en ai conclu qu'ils ne seraient pas malheureux de dormir quelques semaines de plus avec des pyjamas leur arrivant aux genoux.

Je leur enseignais en même temps ma façon de magasiner mais, rendu à la maison, je me suis demandée si c'était la bonne. Est-ce que j'avais tendance à inculquer une culture de sacrifice à mes enfants?

Je me rappelle du temps de mes études, quand j'étais très pauvre. J'avais du mal à m'habiller, à me nourrir mais je payais toujours mon loyer et mes cours sans aucun retard... Tout était une question de budget. Pas de sorti dans les bars, pas de café entre les pauses, 40$ pour faire l'épicerie d'une semaine et deux pantalons pour me présenter à mes cinq cours. Le sacrifice, quoi!!! Aujourd'hui, j'ai du mal à acheter sans me sentir coupable. Je me pose trop de questions. Est-ce un traumatisme dû à cette période d'extrême pauvreté?

Rendue à la maison, je me demandais si j'avais bien fait. En voulant sensibiliser mes enfants à la surconsommation, est-ce que j'ai plutôt eu tendance à inculquer une culture du sacrifice? Celle qui m'empêche d'acheter sans me sentir coupable, qui me fait détester le moment de faire l'épicerie et qui me fait hésiter quand vient le temps de m'acheter du linge? Une culture de peur? Est-ce que je ne suis pas en train de traumatiser mes enfants?

Vraiment, je me pose trop de questions...

vendredi 11 février 2011

Ouvre tes ailes

Pour les gens anxieux, le changement, c'est très stressant! On dirait qu'on s'accroche à tout prix à ce qui existe, on a peur de perdre ce en quoi on a travaillé si fort pour l'avoir et on a peur de l'inconnu comme du vide.

Aujourd'hui, j'ai envie de dire à tous mes amis anxieux: Ouvre tes ailes petit oiseau, il existe encore du ciel bleu quelque part par là-bas. Quelques nuages, quelques tempêtes oui, mais il existe encore quelque part un petit coin de ciel bleu juste pour toi!

Je pensais que j'étais la fille la plus stressée du monde, celle qui s'imaginait les pires scénarios mais je me rends compte que je suis entourée de gens qui ont peur du changement. J'ai un ami qui a perdu son emploi, dont la femme l'a quitté et qui s'est retrouvé dans la rue du jour au lendemain. Il avait l'impression d'avoir tout perdu! Mais pourquoi ne pas voir la vie autrement? D'un autre côté, j'ai une amie qui est partie il y a quelques années avec son sac à dos pour parcourir le monde! Elle a travaillé par-ci par-là pour subvenir à ses besoins à travers le Canada, les États-Unis et même l'Amérique du Sud. Elle non plus n'avait plus de toit mais elle a vécu toute une aventure!

Alors, à tous mes amis anxieux, croyez au ciel bleu et ouvrez vos ailes.

mardi 8 février 2011

Nostalgie

La plus grande réussite d'une enseignante c'est de savoir qu'on a fait la différence dans la vie d'un enfant, qu'on a réussi à l'amener un peu plus loin, à faire de nous LA personne qui a changé la vie d'un enfant. C'est tellement valorisant!!!

Hier, je lisais un article d'un vieux Reader Digest où une maman bénévole aidait un petit rebelle de l'école à lire. Elle lui offrait du temps, de l'écoute et tout le personnel de l'école n'en revenait pas de voir les progrès de cet enfant que tout le monde avait abandonné.

Je trouvais ça tellement beau que je me suis mise à penser à cet élève, que j'ai laissé à l'école en prenant mon retrait préventif. Ce petit Minou qui est même responsable de mon retrait pour avoir menacé de faire du mal à mon bébé dans mon ventre. Cet enfant dont personne ne venait à bout et qui a encore vécu l'abandon d'un adulte en qui il avait enfin confiance: moi. Pauvre Minou! Comme dans la petite revue, tout le monde à l'école n'en revenait pas des progrès de cet enfant. Calme en classe mais toujours en crise quand il arrivait au service de garde, je sais que les crises ont réapparu avec ma suppléante! J'avais certainement réussi à devenir une personne qui a changé la vie de Minou mais pour combien de temps?

Le problème quand on sait que l'on a fait la différence une fois dans la vie d'un enfant, c'est ce sentiment de culpabilité. Ce sentiment qui nous pousse à en faire plus, qui nous pousse à nous dépasser et à réussir à tout prix. C'est tellement envahissant que l'on se réveille la nuit pour trouver encore des solutions, on passe des fins de journée à préparer un petit quelque chose qui fera la différence et des fins de semaines entières à réfléchir. On n'arrive plus à décrocher et beaucoup d'enseignants s'épuisent.

Cette semaine, dans le statut de facebook de quelques-une de mes collègues, certains émettaient des commentaires dénigrants les enseignants qui ont compris que la vie, ce n'est pas juste enseigner. On pointait du doigt celles qui quittent le travail avant 17h, celles qui ne font pas de gros projets spéciaux dans leur classe et qui ne sacrifient pas leurs fins de semaine à planifier... Oh mon dieu! Mais c'est le culte au burn out ou quoi? Même nos collègues enseignants s'y mettent!!! Trop en faire est devenu une norme.

Je pense qu'il faut avoir atteint le fond du baril une fois dans sa vie pour affronter ces commentaires sans se sentir coupable de penser un peu à soi. Et j'ajouterais aux auteurs de ces statuts que les enfants n'ont pas juste besoin d'un enseignement réinventé qui demande plusieurs heures de préparation, ils ont besoin d'avoir des modèles d'équilibre de vie, d'enseignants heureux et dynamiques mais aussi d'enseignant qui ne partiront pas en burn out en plein milieu de l'année!!! L'enseignement doit être un travail qui valorise l'équilibre!!!

On a beau vouloir faire la différence auprès de nos élèves, il faut d'abord faire la différence pour nous!!!

vendredi 4 février 2011

Une chose à la fois

C'est une de mes amies qui m'a donné le goût de prendre ma journée une chose à la fois. C'est peut-être la seule façon d'accepter que tout ne peut pas aller aussi vite qu'on le voudrait dans la vie. Vraiment le rythme à la maison est beaucoup plus lent que celui au travail.

Trop en faire, pas assez en faire. C'est dans ces moments que je m'interroge sur les causes qui amènent tant de gens à l'épuisement au travail. Est-ce les exigences du marché du travail, l'adrénaline ou l'orgueil? Est-ce qu'on peut renverser cette tendance à trop en faire quand on travaille?

Le problème de l'épuisement, à mon avis, ce n'est pas de trop en faire, c'est plutôt de ne plus avoir le temps de penser à soi, de se sacrifier sans arrêt et de ne plus prendre le temps de se reposer. On se réveille un jour, on a vieilli, on ne se reconnait plus et on ne sait plus quoi faire pour se faire plaisir.

Au fond, ça prend un équilibre de vie. La modération a bien meilleur goût. Parce que comme le dit si bien une pensée du Dalai Lama: " Les hommes perdent la santé pour gagner de l'argent , ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé... et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle sorte qu'ils finissent par ne vivre ni le présent, ni le futur... ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu. "

Aussi bien profiter de la vie et penser à soi aujourd'hui.

lundi 24 janvier 2011

Tranquillité bien appréciée

Pareil froid, on n'a pas trop envie de sortir. Je remets tous mes projets et, bien blottie dans une couverte chaude, je profite du vide, du rien à faire, de la tranquillité.

Ça fait contraste avec ma dernière journée de travail quand je disais à ma directrice que l'on manquait de temps de nos jours, que c'était devenu précieux. Je lui disais cela en la voyant gesticuler de gauche à droite dans la petite cuisine du salon du personnel pour faire chauffer au four les petits croissants du déjeuner de la rentrée de janvier. Je la regardais courir et je me disais: Mais voyons, elle en fait trop! C'est à trop courir comme ça qu'on perd ces beaux moments qu'on appelle Avoir du temps. Tout le monde était content et elle, elle s'isolait dans la cuisine. C'est si précieux le temps, aussi bien le prendre!!!

Alors, je le prends! Et j'espère continuer à le prendre quand je vais retourner travailler. Mes journées ont l'air ennuyeuses? Non, je flâne, j'abandonne mes projets et je regarde mes enfants grandir. C'est ça le bonheur!


dimanche 16 janvier 2011

Petite souris fait son nid

C'est quand notre cerveau arrête que l'on réalise que le monde a continué de tourner autour de nous pendant notre absence.

Vraiment, depuis mon retour au travail, je pensais que rien n'avait changé et je pensais retrouver mon petit monde de maman à la maison tel qu'il était, il y a moins de six mois. Mais non, le monde a changé et les petites maman-souris, aussi discrètes soient-elles, ont fait leur nid.

Elles ont toutes relevé des défis extraordinaires et les voilà des femmes d'affaire! Je pense à Evy et Dr Maman entre autre. Vous irez voir leurs petits produits faits maison qu'elles ont commercialisés grâce à leur blogue. Une fait des petits colliers que je voudrais porter tous les jours au boulot et l'autre a développé toute une gamme de crèmes et de savons intéressants. Elles ont tellement de talent!

jeudi 13 janvier 2011

Jour 3: Décroche enfin!!!

Pas facile d'être dans son salon et de penser sans arrêt à ses élèves? Et bien, enfin, ça commence à marcher...
Comment y arrive-t-on? On se planifie un horaire, on sort de la maison et quand on n'a plus le temps d'aller voir ses collègues au boulot, ça veut dire qu'on a enfin décroché!!! Examen de routine au CLSC, projets de popotte, petit café chez une amie, lecture de chevet, projets de jardinage pour le printemps, bains chauds, coup de téléphone à sa maman... On s'en trouve des choses à faire quand on veut!!! Ça prend juste du repos et tout retourne à la normale! Est-ce qu'on est trop stressées pour décrocher, nous les mamans qui travaillent?

mercredi 12 janvier 2011

Jour 2 : Décrocher?!! Pas facile

Deuxième journée de congé en retrait préventif, pas facile de décrocher! Comment voulez-vous ne pas penser au travail quand on a acquis une routine de travail-famille-dodo. C'est tout un changement de routine de ne pas travailler et maintenant j'ai trop de temps pour moi. J'ai donc ressorti ma liste des choses à faire mais que je remettais tout le temps.

J'ai enfin acheté la petite poubelle bleue de recyclage dont je retardais l'achat depuis septembre à défaut de la trouver dans les magasins que je visite habituellement. Elle est là, dans le coffre de ma voiture et elle attend que j'y retourne, là-bas, au boulot!

Autre projet? Concevoir du matériel adapté pour un élève en écart de cycle. Comme si enseigner à un niveau n'était pas assez, la réforme a voulu que nous intégrions des élèves qui auraient dû doubler depuis longtemps. Résultat? J'ai, ou plutôt j'avais, un élève qui ne sait pas lire dans ma classe. Je n'avais pas de matériel pour lui, pas de temps non plus pour lui en faire et il dérangeait ma classe parce qu'il ne suivait pas les apprentissages des autres. Maintenant que j'en ai, du temps, j'aimerais tellement ça lui en faire mais il faudrait que je retourne travailler là-bas pour analyser le matériel pédagogique et le modifier.

Et oui, je suis ici, chez nous et je pense encore à là-bas, au boulot! Quand est-ce qu'on décroche?

mardi 11 janvier 2011

De l'autre côté de la clôture

Premier jour de congé en retrait préventif, je vais reconduire ma fille à l'école. Nostalgique, c'est derrière la clôture de la cour d'école que je me suis mise à penser à toutes les histoires qui ont obligé l'école à limiter l'accès des parents à la cour d'école . Petit sourire en coin...

En commençant par cette petite chaîne accrochée aux deux poteaux à l'entrée de la cour. Combien de parents bienveillants ai-je vu parcourir la cour de l'école en voiture pour aller reconduire leur petit trésor à la porte de la cour d'école pour les protéger des intempéries. Des parents bienveillants pour leur petit trésor et combien dangereux pour les autres quand ils repartent à pleine vitesse dans la cour bondée d'enfants!

Ou encore tous ces parents qui viennent régler les conflits de leur enfant sur place? J'ai déjà vu des parents engueuler des enseignants, des élèves ou d'autre parents et qui finissent par se battre dans la cour d'école.

Sans parler des enlèvements d'enfants qui font des enseignants de véritables héros. Avez-vous déjà entendu parler de Guillaume Letendre?

Et pendant ce temps-là, il y a quelques mamans super protectrices qui réclament leur droit d'accompagner leur enfant par la main jusqu'à ce qu'il soit avec les autres dans leur rang. "Je ne voudrais pas qu'on m'enlève le seul petit plaisir qu'il me reste..." m'a répondu l'une d'entre elles. Et la semaine suivante, elle était dans le vestiaire, dans l'école, en train d'enlever les petites bottes de son enfant âgé de presque dix ans. Ouf! Il faut de tout pour faire un monde!

lundi 10 janvier 2011

Croire aux miracles...

Je commençais ma petite journée en me disant que j'allais travailler toute la semaine et voilà que je suis témoin d'un miracle: le traitement de ma demande de retrait préventif s'est réglé en quelques heures seulement...
J'ai fait ma demande à la CSST jeudi passé et j'ai enfin eu un téléphone d'eux ce matin vers 10h30. Le rapport a été complété et faxé à mon médecin à 11h02 et, grâce à ciel, mes papiers ont été signés par mon médecin en milieu d'après-midi. Résultat? Je me suis garochée chez mon médecin pour remettre ma demande de retrait préventif complétée en main propre à mon employeur. À 15h30, ma remplaçante était dans l'école pour rencontrer ma directrice et prendre quelques notes pour commencer demain matin... C'est petit bébé qui est content! La remplaçante aussi!!! Je me demande si elle va dormir cette nuit tellement elle était excitée!!!
De mon coté, je me demande si Minou et Cocotte vont bien se comporter demain en voyant ma remplaçante... J'espère que ma remplaçante ne sera pas trop nerveuse devant eux. C'est une fille que je connais bien et même si je sais qu'elle est très bonne, je ne peux m'empêcher de penser à ce qui pourrait arriver. Je lui ai dit de m'appeler en tout temps si elle avait une question, ce qu'elle a apprécié. Mon coeur est content, ma tête aussi!!!

dimanche 9 janvier 2011

Quand le coeur et la tête se contredisent

Déjà demain le retour au travail. J'ai fait officiellement une demande de retrait préventif jeudi dernier mais aucun dossier ne semble complété et j'attends d'avoir des nouvelles. Mon coeur me dit de rester à la maison et ma tête me trouve irresponsable de ne pas terminer l'année scolaire. Ah!!!! Quand la tête et le coeur se contredisent!

Je suis contente de retourner travailler lundi puisque ça sera une journée pédagogique mais est-ce que je devrais prendre une suppléante pour mardi en attendant que ma remplaçante prenne le relais? Et si la CSST prenait la semaine pour compléter mon dossier? Ma tête se demande si je dois m'inquiéter de voir deux ou trois suppléantes travailler dans ma classe avant de voir la nouvelle arriver enfin? Mon coeur me demande de rester bien au chaud à la maison... Qui gagnera la bataille? Voilà un dilemme dont je me passerait bien. Est-ce que c'est cela qu'on appelle de l'anxiété?


mardi 4 janvier 2011

Résolutions 2011

Et voilà 2011 qui commence. Bonne année à tous! Avez-vous pris des résolutions?

On dirait que certaines résolutions sont devenues démodées. Qui a décidé de perdre du poids? Faire plus d'exercice ? Ou encore de nettoyer le garage? On dirait qu'on revient toujours à ces classiques en sachant qu'elles ne dureront que quelques jours et puis qu'on les oubliera. Aussi bien oublier d'en prendre en partant?

Cette année, ma résolution est de continuer à accepter que le monde n'est pas aussi parfait que je le voudrais. J'ai décidé d'accepter mes défauts mais aussi d'accepter la vie telle qu'elle est, même si le ciel a l'air de me tomber sur la tête. J'appellerais ça la sérénité! Pour être capable d'apprécier chaque petit bonheur, ne pas m'en faire quand ça ne va pas et surtout, être moins stressée!!!

J'avais un prof d'université qui nous demandait d'être "cool as a cucumber" avec nos élèves pour qu'ils se sentent en sécurité et leur démontrer qu'on est bien en contrôle de tout ce qui se passe dans nos classes. Ça ressemble à ça la sérénité! Et je pense que c'est quelque chose qu'on devrait toujours appliquer à notre quotidien. Je suis sûre qu'il y aurait moins de chicanes de voisins, d'agressivité au volant et d'impatience si tout le monde respirait par le nez et visait la sérénité dans leur vie.

Se souhaiter bonheur et sérénité est un souhait l'on fait souvent à nos proches pour la nouvelle année mais je pense que c'est plutôt une résolution que chacun devrait se faire à soi-même pour être plus heureux avec soi-même. Parce que le bonheur commence à l'intérieur de nous!!!

vendredi 24 décembre 2010

La révolution féminine: un pas en avant, deux pas en arrière

Je discutais avec une amie du travail des femmes de notre génération. Est-ce la pression sociale mais plusieurs s'obligent à travailler à temps plein, avoir des enfants et tout faire toutes seules dans leur maison. C'est comme si elles devaient se faire pardonner de travailler comme des hommes.

Elles n'ont alors plus le temps de réaliser qu'avoir des enfants est un travail à temps plein, s'occuper d'une maison aussi et elles se donnent corps et âme dans leur emploi. Ça me rappelle le livre: "Je ne sais pas comment elle fait" de Allison Pearson. Elles courent comme des dingues, pensent qu'elles sont bien organisées et puis un jour tout leur échappe. Comme Kate Reddy qui s'imagine que les petites crottes de souris sur le plancher de sa cuisine sont des glossettes au raisin ou quand elle fait de la "confiture-maison" pour l'école de sa fille en pleine nuit. Est-ce qu'un homme s'en donnerait autant?

Elles ne devraient pas hésiter à engager une gardienne ou une femme de ménage mais malheureusement, elles se laissent influencer par leurs propres consoeurs de travail qui dénigrent les travailleuses qui se font aider par leur famille, leurs amis ou qui réduisent leur tâche de travail. Il y a quand même 24heures dans une journée et juste une vie à vivre!!!

Ma propre grand-mère avait une voisine qui faisait son lavage, un bonne qui faisait sa vaisselle, et elle ne s'inquiétait pas de ce que les autres diraient. Elle était veuve et faisait vivre sa petite famille avec une entreprise à la maison et personne ne lui a fait sentir qu'elle était une mauvaise mère. C'était en 1954 et déjà, les gens me semblaient déjà plus ouverts qu'aujourd'hui. Que s'est-il passé pour que les mentalités aient autant régressé? On avait fait un pas en avant et nous voilà deux pas en arrière!!! Alors, vive les femmes de ménage...


jeudi 23 décembre 2010

Noël, c'est être généreux sans dépenser

Depuis le début du mois de décembre, je raconte plusieurs fois par semaine à mes élèves que certains enfants ne recevront pas de cadeaux à Noël parce que les parents sont trop pauvres. Certains autres vont en recevoir mais leurs parents n'auront plus rien pour s'acheter de la nourriture. C'est drôle de les voir aussi surpris.

Pour des enfants, on dirait que le concept de pauvreté n'existe pas. Pour eux, tous les adultes ont toujours assez d'argent. Les enfants ont même l'air de penser que ceux qui n'en ont pas assez doivent simplement mal gérer leur budget. Quelle drôle d'idée!

Même nous, les adultes, on dirait qu'on cherche à se déculpabiliser de voir des pauvres autour de nous. On essaie de se convaincre qu'ils ne veulent pas travailler et qu'ils méritent simplement d'être pauvres. Mais a-t-on oublier leurs enfants? Est-ce qu'ils méritent d'être pauvres? Ils ne méritent pas de manquer de nourriture à Noël ou de ne pas recevoir de cadeaux!

Et pas besoin de dépenser pour être généreux à Noël. J'ai offert des petits biscuits de pain d'épice que j'ai fait moi-même à mes amies et mes élèves pour Noël. Un petit cadeau qui veut juste dire que j'ai pensé à eux quand je les ai fait. J'ai aussi fait dessiner mes enfants dans mes cartes de Noël! Tout beau, pas cher et qui rend tellement de bonne humeur quand on reçoit ce genre de chose.

En classe, on a pris le temps d'écrire aux personnes âgées qui vont passer leur Noël seules. Trente minutes en classe pour réchauffer trente coeurs esseulés. Je me suis prise un peu tard pour les faire faire alors ces personnes auraient reçu leurs cartes au retour des Fêtes quand la responsable de la Pastorale repasserait le 12 janvier. J'ai décidé d'être généreuse et d'aller aheter deux paquets de timbres pour les envoyer moi-même avant Noël. C'est juste ça, être généreux!!!
Joyeux Noël

samedi 18 décembre 2010

Surconsommation de Noël... Ouf!

Qu'est-ce qui se passe dans la tête des gens à Noël? Soupirs dans les files d'attente à l'épicerie, commentaires agressifs dans les rayons de jouets et conduite dangereuse sur les routes, on dirait que personne n'est heureux dans le temps des Fêtes. Pourtant, ça devrait être Noël dans tous les coeurs?

On dirait que tous ces consommateurs de dernière minute sont dans les magasins contre leur gré. Ils magasinent sans savoir quoi acheter, à quel prix et à qui le donner. Est-ce qu'ils sont pris dans une roue infernale de surconsommation? Toutes les émissions de télévision nous rappellent que le temps presse pour acheter des cadeaux, les radios aussi et pas moyen de sortir de la maison sans voir du rouge et vert à quelque part.

Cette année, je me suis prise d'avance pour acheter mes cadeaux et éviter toutes ces faces bêtes. J'ai pensé à ce que j'allais acheter, des petits cadeaux utiles, pas chers et bien pensés. En novembre, mon magasinage était terminé et j'étais contente d'avoir limité mon budget à mon chum et mes enfants. Je ne me suis pas laissée atteindre par la publicité de Noël et j'ai décidé de faire des biscuits en pain d'épice à mes élèves à ce temps-ci de l'année. Et me revoilà encore prise dans les magasins pour acheter le nécessaire.

Juste entrer dans une épicerie me fait sentir mal d'avoir été aussi raisonnable dans mes achats de Noël. Mais qu'est-ce qui se passe pour que je me sente aussi mal de ne pas acheter tout ce qu'il y a dans les magasins. Tout est tellement accrocheur! C'est comme faire l'épicerie le ventre vide. Il y a quelque chose qui est malsain. On m'oblige à acheter à tout prix!

Je critique ouvertement toute l'industrie de la surconsommation entourant Noël. Quand je suis dans les magasins, j'ai envie de dire à tous ces gens de retourner chez eux et d'arrêter de se stresser avec le temps et l'argent. Que le bonheur commence simplement par une carte de souhaits, un petit collier fabriqué avec amour pour ses amies ou de bons petits biscuits bien chauds. Même le vrai père Noël a compris que le bonheur commence avec un bon biscuit et un verre de lait.
Soyez heureux à Noël! Joyeuses Fêtes!

mercredi 15 décembre 2010

Comme le vol d'un papillon...

On dit que le vol d'un papillon à quelque part dans le monde peut causer un ouragan ailleur. Quand tout va de travers, je repense à cette idée et je me dis qu'une simple pensée positive peut faire toute la différence. Ces temps-ci, avec le temps des Fêtes, tout va si vite, que j'ai peur de ne pas y arriver. Puis, tout à coup, quelque chose d'inattendu se produit et fait toute la différence!

Un soir cette semaine, j'avais rendez-vous au garage pour un entretien de la voiture. J'ai eu droit à une demi-heure de retard et les empoyés ont brisé une pièce pendant l'entretien. Résultat? Il va falloir que j'y retourne.
Plus tard, j'ai décidé d'aller dans un enième magasin chercher des petits sacs à bonbons transparents avec des motifs de Noël. Résultat? Ils ne leur en restait qu'un paquet et les paquets transparents que j'ai finalement acheté sont percés.
Puis, en arrivant chez nous, mon fils faisait de la fièvre. Nuit au tylénol et advil. Résultat? Peu d'heures de sommeil dans le corps et mon chat qui recommence ses chaleurs...
Hier, je vais porter le chat chez le vétérinaire le faire opérer avec ma fille. Résultat? Le chat a paniqué dans la voiture, s'est agrippé dans le visage de ma fille et lui a fait un énorme trou dans la joue en plein trafic!!! Ouf! Est-ce que ça arrête un jour?
Mais avec un peu de positivisme, on peut être surpris. Au travail, je faisais un projet de Noël et ma consoeur de travail m'a proposée de s'occuper du reste.
Aussi, je cherchais des tasses incassables dans tous les magasins en fin de semaine. Une autre consoeur en avait et elle en a ramené de chez elle.
Mais la cerise sur le sunday? Je pensais que Mme Chose allait être encore sur mon dos? Pas du tout. Mielleuse cette semaine!!! Comme ça n'a pas de bon sang!!!
On ne contrôle rien dans notre vie mais, comme le vol d'un papillon, une simple pensée positive peut faire la différence!

vendredi 10 décembre 2010

Guerre de pouvoir

Quoi de pire qu'une collègue qui cherche à prendre le contrôle dans nos affaires.

Mme Chose me trouve sensible? Vous m'en direz tant! Elle a dit à mes élèves en septembre qu'il y avait des profs à l'école qui ne connaissaient pas bien Cocotte mais que elle, en tant que spécialiste, elle la connaissait t-r-è-s bien! Quel est le message là-dedans? Que je ne suis pas à la hauteur? C'est une élève qui voulait que je sois plus sévère avec Cocotte qui est venue me le raconter. Ouf, assez déstabilisant comme commentaire venant d'une élève. Je lui ai répondu que personnellement je croyais que chaque élève devait avoir sa chance pour se refaire une réputation.

Mme Chose n'a pas non plus aimé que je lui annonce que Minou irait voir un prof privé durant SON cours. Elle s'est mise à me crier après comme les autres élèves que personne ne sortirait de son cours parce qu'elle avait des évaluations à faire!" C'est la directrice qui est allée chercher Minou dans le cours de la spécialiste.

Une autre fois, elle s'est mise à crier après mes élèves parce qu'ils parlaient trop fort dans le corridor comme si je n'étais pas là. Dès que tous les élèves, estoqués, se sont tais, j'ai ajouté: "Ben voyons, c'est dont ben fort ici, Mme Chose à raison! Merci Mme Chose mais j'étais juste à côté!" .

Mais le boutte de la marde, c'est quand le père d'un de mes élèves est venu me rencontrer en catastrophe un matin. Il avait rencontré Mme Chose aux bulletins et elle lui avait dit qu'il avait sûrement raison: son fils était peut-être victime d'intimidation et qu'elle allait en parler à la psychoducatrice. Le pire, c'est qu'elle n'en a jamais parlé à la psychoéducatrice ni à moi. Résultat après trois semaines d'inaction: Un père furieux que l'école ne fasse rien pour son pauvre enfant!!! À mon avis, il n'y a jamais eu d'intimidation dans ma classe mais Mme Chose pensait le contraire. Ça prenait une psychoéducatrice. Son verdict? Pas d'intimidation dans ma classe, peut-être des moqueries mais qui étaient réglées depuis longtemps!!!

J'haïe ça quand on ne me croit pas. Tout ce que je dis ne vaut rien et elle ose laisser me faire passer le message en manipulant des parents. Quand je lui en ai parlé, elle était fière de dire qu'elle était la plus sévère de l'école. Comme si mes interventions étaient trop molles. Moi, je passe directement aux conséquences au lieu crier après des enfants !!! Il paraît que ça s'appelle une guerre de pouvoir et qu'il n'y a rien à faire contre ce genre de personne. J'ai bien hâte de savoir comment me débarrasser d'une pareille guerrière!!! à suivre...

mercredi 8 décembre 2010

Retrait ou pas de retrait

J'ai demandé à mon employeur d'être exentée de surveiller sur la cour d'école. Avec la neige, la glace et la bedaine qui pousse, je pensais faire une demande après les Fêtes mais hier un petit bonhomme m'a donné de goût de faire ma demande tout de suite.
Il se battait dans les rangs avec un autre élève et quand je lui ai demandé d'aller au mur se calmer, il ne voulait pas. Il m'a répondu: "Si tu penses qu'une petite prof comme toi me fait peur..." Ouf! J'ai senti une petite raideur dans la gorge qui m'a fait dire que c'était peut-être dangereux de continuer à surveiller dehors avec tous ces fous!!!
En plus, j'ai envoyé deux fois une élève chercher la psychoéducatrice de l'école mais sans succès. C'est en l'appelant moi-même dans l'interphone de ma classe que je l'ai enfin vu apparaître. Tellement opposant qu'elle a dû pousser le garçon jusqu'à ma classe pour qu'il vienne me porter son petit livret de comportement. Trop fou!!!
Résultat de ma demande? Mon employeur m'a dit que si je voulais être retirée de la cour d'école, je devais d'abord devoir faire une demande à mon médecin et ensuite la CSST allait me retirer complètement de mon travail?!!! Mais le problème est dehors avec les autres élèves violents?!! Il n'y a pas de problème dans ma classe!!! Ce n'est pas grave, m'a-t-on dit, la commission scolaire va appliquer la loi à la lettre: S'il y a un enfant pouvant faire des crises dans ma classe, on va me retirer complètement. J'ai effectivement un élève turbulent mais qui se contrôle qu'en ma seule présence. Bordel, au service de garde, bordel en anglais, bordel partout sauf avec MOI. Alors, est-ce que je fais ma demande ou pas?

La véritable question est plutôt: "Est-ce que j'ai envie de partir?" Non!!! Donc, je dois faire semblant de ne pas être enceinte, et sortir surveiller dehors avec ma grosse bedaine sinon on va me retirer complètement de mon travail. J'ai le droit d'aller à mes rendez-vous médicaux de grossesse mais si je ne veux plus surveiller dehors, je vais devoir rester chez nous... Quelle incohérence!!! Je trouve que la CSST capotte et c'est notre beau système qui paye! Yé...